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CapoeiraQuébec
 
   

Vocabulaire général

   

Vocabulaire et expressions typique des cantigas (chants) de la capoeira, de la culture et de la langue brésiliennes en général.


    Abada
  • Pantalon blanc porté par les capoeiristes.
    Acarajé
  • Mets typique de Bahia. Pâte frite dans l’huile de palme (dendê) et farcie de crevettes. L’acarajé est souvent vendu dans la rue par des femmes aux costumes traditionnels, tout de blanc vêtues.
    Aluno
  • Étudiant (comme discípulo).
    Angoleiro
  • Joueur de capoeira angola. Au féminin : angoleira.
    Arame
  • Fil de fer servant de corde au berimbau, généralement récupéré de vieux pneus que l’on a fait brûler. Anciennement, l’arame était fait de tripes d’animal ou de lanières végétales.

    La superstition veut que lorsque plusieurs arames se brisent lors d’une roda, cela signifie que des énergies négatives circulent !

    Aruandê
  • Le mot proviendrait de Luanda (capitale de l’Angola).
    Batizado
  • Roda spéciale servant de cérémonie d’initiation ou de graduation.
    Beriba
  • Bois tropical très souple, originaire du Nordeste, servant à fabriquer le berimbau (quoique d’autres espèces conviennent aussi). Le beriba doit être coupé les soirs de nouvelle lune (ou « lune noire ») pour une meilleure résistance. Avec la popularité croissante de la capoeira, le fait que des dizaines de milliers de berimbaus soient utilisés par les capoeiristes mais aussi vendus aux touristes a paraît-il causé une raréfaction inquiétante du beriba.
    Brincar
  • Jouer la comédie, faire preuve de créativité et de théâtralité dans le jeu de capoeira.
    Cabaça
  • Calebasse séchée servant à amplifier le son du berimbau.
    Camarâ
  • Déformation de camarada (camarade)
    Canavial
  • Champ de canne à sucre où travaillaient les esclaves ayant donné naissance à la capoeira.
    Candomblé
  • Religion afro-brésilienne semblable à la Santería cubaine.
    Capoeira
  • Ce mot veut dire « brousse », c’est-à-dire les champs où les esclaves ont développé le jeu de capoeira. Aussi, abréviation de capoeirista ; donc ne vous étonnez pas de voir le mot au masculin (o capoeira) pour désigner le joueur, alors qu’il est toujours au féminin (a capoeira) pour désigner le jeu.
    Chão
  • Sol, terrain où a lieu la roda.
    Chula
  • Chant de capoeira, consistant en appels et réponses chantés après la ladainha et avant le début du jeu. Lente ou rapide, lancinante ou enjouée, chantée ou déclamée, la chula est le plus souvent une improvisation, dont les refrains sont repris par le choeur des participants. Elle est accompagnée par les berimbaus de différentes tonalités ainsi que par l’atabaque (tambour), le pandeiro (tambourin), le reco-reco (grattoir de bois) et les agôgô (clochettes de métal).
    Cordão
  • Cordon, ceinture servant à retenir l’abada et à signifier le degré d’avancement de l’élève ayant passé un ou plusieurs batizados. Inexistant en capoeira Angola, le cordon affiche en capoeira régionale plusieurs couleurs commençant généralement par le vert -pour les débutants- jusqu’au bleu pour les élèves formados (formés), c’est à dire ceux ayant acquis le titre de professeur.
    Corpo fechado
  • La tradition orale rapporte des cas de capoeiristes ayant développé leur énergie interne (le chi des chinois) à un point où même les balles de fusil ne pouvaient transpercer leur corps, d’où leur légendaire invincibilité.
    Corrido
  • Ensemble d’appels et de réponses variant légèrement et alternant rapidement, chantés durant le jeu des capoeiristes.
    Dendê
  • Huile de palme assez odorante, entrant dans la composition de l’acarajé.
    Deus
  • L’expression Viva meu Deus, Camarâ est le moment où les joueurs peuvent s’élancer et débuter la roda.
    Embora
  • Ir-se embora veut dire « s’en aller ». Vou-me embora : je m’en vais.
    Gameleira
  • Arbre originaire d’Afrique et du Brésil, utilisé pour ses propriétés médicinales et au pied duquel se déroulent certaines cérémonies de candomblé ou d’umbanda.
    Ioiô
  • Mot utilisé par les esclaves pour désigner le propriétaire de la plantation de canne à sucre.
    Jogar, jogador
  • Le joueur est celui qui entre dans la roda. Lorsque le jeu de capoeira commence à se manifester d’une manière plus théâtrale, utiliser plutôt le verbe brincar.
    Jogo de dentro
  • Jeu lent, fermé et très rapproché, dans lesquels les capoeiristes n’exposent aucune partie de leurs corps aux coups de l’adversaire. Typique de la capoeira angola traditionnelle, le jogo de dentro peut être comparé à un « jeu d’échecs en mouvement », tout en finesse et en stratégie. Voir aussi le mestre et le chant du même nom.
    Ladainha
  • Genre de prière, le plus souvent improvisée, chantée en solo par le leader ou le maître en guise d’ouverture ou de prélude à la roda. Voir Deus.
    Ligeiro
  • Sensation d’être porté par la musique, les chants, l’énergie du groupe. Agilité et finesse découlant de ce phénomène.
    Malandragem
  • L’art d’être « voyou », c’est-à-dire de provoquer l’adversaire, lui faire des feintes, etc.
    Malicia
  • Ruse, astuces et feintes destinées à tromper l’adversaire, dans un but de le coincer ou de le faire tomber. Voir malandragem.
    Matar
  • É de matar est une expression brésilienne qu’on pourrait traduire par : « c’est dingue », « c’est naze », « c’est génial ».
    Menino
  • Enfant. Au féminin : menina. Un quasi-synonyme fréquemment utilisé dans les chants est muleque (gamin, jeune adolescent, etc.)
    Mestre
  • Professeur de capoeira renommé et reconnu, pouvant justifier d’une certaine démarche, d’un certain parcours et ayant généralement fondé sa propre école, au sens physique comme au sens philosophique.
    Nêgo
  • Nègre, homme noir.
    Paraná
  • Fleuve du Sud du Brésil, séparant l’État de Rio Grande do Sul du Paraguay et de l’Argentine. Cette région fut le théâtre d’une guerre qui dura de 1865 à 1870 et où furent envoyés en renfort de nombreux capoeiras.
    Pau
  • Bâton, bout de bois. Par extension, pièce de bois choisie pour la fabrication du berimbau.
    Preto
  • De couleur ou de race noire.
    Quilombo
  • Communauté ou ensemble de communautés autonomes fondée par les esclaves en fuite, et possédant un mode de gouvernement calqué sur le modèle africain.
    Roda
  • Nom donné à l’événement durant lequel se réunissent tous les participants pour chanter et jouer la capoeira. Nom donné au lieu physique lui-même (le cercle).
    Salvador
  • Port du Brésil, capitale de l’État de Bahia, 1 800 000 habitants. Berceau de la capoeira moderne. Le fameux quartier portuaire du Mercado Modelo, tout comme celui du Pelourinho qui le surplombe, font partie du Patrimoine mondial de l’humanité. Pour une description chantée des attraits de cette ville, voir Retrato de Salvador.
    Saudade
  • Nostalgie, tristesse, prétexte pour écrire de belles chansons ! Ne pas confondre avec saúde (santé).
    Senhor, senhora
  • Au masculin, senhor peut être utilisé pour désigner le propriétaire foncier (voir Iôiô). Au féminin, Nossa Senhora veut dire « Notre Dame » (connotation religieuse). Le mot peut être orthographié sinhô.
    Senzala
  • Le quartier, les baraquements qui servaient d’habitation aux esclaves travaillant sur les plantations de canne à sucre.
    Tocar
  • Verbe voulant dire toucher, ou « jouer un instrument de musique ».
    Vadiar
  • Vagabonder était le terme parfois employé par les non initiés pour désigner le jeu de capoeira (ce qui en dit long sur la mauvaise réputation qu’avaient les capoeiristes jusqu’aux années 1930).
    Vaqueta
  • Baguette de bois servant à battre le rythme du berimbau (mais aussi de l’agôgô et du rêco-rêco). Compte tenu de l’usage intensif qui en est fait, les vaquetas sont idéalement faites de bois dur (jacaranda, ticum, maçaranduba).
    Zumbi
  • Roi du Quilombo de Palmares (le plus grand et le plus puissant de tous, avec une population estimée de 20 000 habitants soit 15% du total brésilien !) Héros de la résistance contre les esclavagistes portugais au XVIIe siècle.